Baptiste Giabiconi nu

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KL

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Manque

Mais où est passé le poète à la casaque rouge et la tunique bleu velours? Je l’ai cherché, chaque jour sans relâche, mais il a disparu. Je garde en mémoire son regard sombre et son sourire plissé, ses yeux de feux; ses mains charnues et sèches.
Où court-il en cet instant qui m’est doux et serein ? Je sais déjà que je ne pourrai le suivre, même si je me mettais à courir très vite, comme un lièvre glissant sur la glace du lac gelé. Nous ne courons plus dans la même direction, le rythme de nos souffles a cessé d’être le même, ne l’a jamais été sans doute. Le poète s’éloigne peu à peu de la côte et gagne les rives éternelles, là où la brume n’est que lumière et clarté, où naît du reflet de Narcisse dans le lac une création artificielle et charnelle, belle comme une luciole balsamique.



VerrièreS

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© Raphaël Boury 2008



Le jeune homme n’avait pas beaucoup d’autre choix que d’entrer dans ce bar noir et rouge, lumineux et sombre, fumeux. Il avait le regard Rimbaldien, les jambes un peu arquées et dégingandées. Le port altier de sa tête le faisait ressembler à un coq en patte, un poulet qu’on avait déjà commencé à faire frire, effarouché mais bien vivant. Le ventre vide, il s’apprêtait à commettre l’acte beau et glorieux, vanité suprême et honte éternelle, il s’en allait retrouver l’alcôve des grands, géants qu’il ne connaîtrait jamais. De toute façon, il mangerait à sa fin demain…



Jamais personne ne comprit ce que l’animal ressentit lorsque la balle a traversé son flanc gauche, glissant légèrement sur le poil, puis s’enfoncant dans la chair visqueuse, laissant apparaître le sang, puis les muscles à vifs, puis plus rien. Le trou béant s’est refermé doucement, suintant une légère vapeur humide et chaude, s’échappant au rythme des derniers soupirs de l’animal.
La force et la hargne s’emparèrent de lui et le forcèrent à poursuivre sa course quelques mètres, puis d’autres, pour enfin s’arrêter au bord d’un chène sans écorce, presque nu. Un petit garçon attendait, regardant fixement la bête agonisante…



versailles

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© Raphaël Boury 2008



Hadrien

empereur étrange
hadrien



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